Just killed a man, put a gun against his head, pulled my trigger now he's dead. I'm just a poor boy, I need no sympathy. [Queen, Bohemian Rhapsody]

Just killed a man, put a gun against his head, pulled my trigger now he's dead. I'm just a poor boy, I need no sympathy. [Queen, Bohemian Rhapsody]
I want to break free,
I want to break free from your lies, your so self-satisfied I don't need you.
I've got to break free. [Queen, I want to break free]

So you think you can stone me and spit in my eyes,
So [ I ] think [ I ] can love [you] and leave [you] to die.
Oh, baby! can't do this to [us] baby! [Queen, Bohemian Rhapsody]

Les heures vont s'être bientôt égrenées, les gestes indiscrets qui se voulaient doux manqueront, et je retournerai gentillement à mon marasme quotidien. Lorsque je chercherai ton regard il ne me répondra pas, et si par hasard tu le croises, je n'éveillerai plus en toi ce si charmant sourire. Lorsqu'encore je te verrai déçu, désapointé, triste, je ne pourrai rien, mourrant pourtant d'envie d'être là. Lorsque je lui sourirai, il restera un soupçon d'amertume pour ce que j'abandonne et un goût nauséeux de tromperie.
Je crains d'avoir perdu le peu d'espoir que je placais encore en Cupidon, quand il se décide à donner quelque chose c'est pour trop nous doter, et c'est à nous, certainement, de récupérer les flèches égarées, au risque de toutes les briser.


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# Posté le lundi 25 janvier 2010 13:30

Les Etoiles Filantes chantent encore; mon amertume est un doux refuge.

Les Etoiles Filantes chantent encore; mon amertume est un doux refuge.
J'arrive à regarder son visage derrière mes paupières closes avec un sourire mélancolique. Le soir au coin de mes rêves, c'est à lui que je pense. Et midi me surprend avec des mots qu'il a prononcés. L'horloge égraine vicieusement le temps au rythme de ses regards, et moi je suis encore là à vivre plus vite que la vie, avant que s'éteignent mes chances. Je m'illumine aux bras d'autres, je me sens exister dans leurs regards. L'indifférence qu'il me cède par manque d'impudence je l'arrache à mains nues pour me faire une place dans le monde. Pour ne me sentir que plus seule encore.
Son parfum tant aimé devient trop entêtant par force de le respirer, et je me force à rester stoïque par peur de ne plus avoir le droit de l'apprécier. Alors un sourire béat s'étire sur mes lèvres, et je me dis qu'il ne sert à rien d'être heureux. Les parcelles d'intenses plénitude qu'il m'offre, et cette chose insensée qui m'emplie et me coupe le souffle, ne sauraient-être l'objet d'un choix ou d'un refus. Cela subsiste par soi, au-delà de tout contrôle et de toute conscience. Alors il se reperd au loin, et je m'enfonce dans ma tête. Pour ne m'y sentir que plus seule encore.

# Posté le mercredi 30 décembre 2009 15:40

Laissez-moi passer. Je ne fais que ça, passer.

Quelques bouts de porcelaine égarés, et mon passé trop loin déjà pour en corriger les faux pas. Je pensais ne jamais vouloir retourner en arrière, les regrets sont trop aigres pour ne pas me calciner si je leur cède une place. Mais que ne donnerais-je pas pour ne pas renaître plus splendide et forte...
L'ombre s'est étendue sur moi comme les années m'écrasant, je n'ai de vie que durant le cours laps de temps où j'oublie qui m'entourt de ses grêles bras froids. J'aime et j'admire mon torsionnaire; va-t-en manante, va-t-en chienne de toi! Supporterais-je encore longtemps de n'être que le pâle reflet de ce que tu fais déjà ?!

Tu suffieras amplement à leur bonheur, tu sais. Tu sais, oui, tu auras beau être libre et féroce, ils auront beau te haïr, tu sais, oui, ils t'admirent. Tu auras beau les torturer de ton dédain, tu auras beau ne pas leur pardonner leurs torts, je ne serais jamais que le bout d'étoffe que tu as déchiré qui leur sert de maigre consolation.

Je suis la mal-aimée, pas celle qu'on hait, celle qu'on oublit, celle qui court sur ta trace mais ne te rejoins pas. Comment tirer de la fierté d'un oeil qui t'as vu ?
C'est ta splendeur qui chaque fois fait couler mes larmes, et à quoi bon continuer ce en quoi tu excèles ?
C'est ta splendeur qui me rappelle encore une fois, que non, je ne veux plus écrire.

Image : Franquin, Idées Noires
Laissez-moi passer. Je ne fais que ça, passer.

# Posté le lundi 28 décembre 2009 12:08

C'est fou comme ce petit cortex cérébrale peut sembler aussi profond et sombre que des dizaines de galaxies lorsqu'on s'y retrouve le soir, au coin de notre doux marasme; ou dans l'étreinte d'un sanglot.

C'est fou comme ce petit cortex cérébrale peut sembler aussi profond et sombre que des dizaines de galaxies lorsqu'on s'y retrouve le soir, au coin de notre doux marasme; ou dans l'étreinte d'un sanglot.
Lorsqu'on n'est pas croyant, où va-t-on pour absoudre ses péchés? A qui demande-t-on pardon de n'être que trop soi? Vers qui se tourne-t-on pour puiser la force de continuer?
Il est aussi dur de déclarer que 'c'est fini, j'arrête', que de continuer. Il est aussi dur de laisser couler ses larmes que de les freiner.
Cette douleur qui s'abbat comme un poing dans l'estomac, je voudrais vomir.
Marcher, du plus loin que je peux, du plus vite que mes jambes hurleront de souffrance.
Cette impression que cette dimension n'est pas la bonne, le contraste du désespoir avec la raison, la réalité qui bat son plein autour de moi quand je suis si seule et si loin dans ma tête, me rappelle indubitablement qu'il n'y a rien ici qui sert. Que je serais toujours seule, que l'on est toujours seul, quoi qu'on fasse. Que l'on vit sur des faux-semblants, et que même moi je ne supporte pas mes propres idées, encore moins mes réactions. S'ils se doutaient que je sais bien avant qu'ils le pensent que mon exubérance est à tuer. S'ils se doutaient que quand ils veulent simplement me faire taire je voudrais m'égorger.
Personne ne pourra jamais mieux me détester que je ne le fais, et personne ne pourra jamais comprendre ou prévoir les sensations d'autrui. Aucune histoire ne sera jamais la même.
Laisse moi juste m'appuyer sur ta peine, le mal-être est universel.

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 14:44

Modifié le mardi 24 novembre 2009 13:47

Je détruirai tout sur mon passage. Je suis un mauvais vent, que l'on rejette quand il caresse. Mon départ emportera tout ce qui fut nous.

Je détruirai tout sur mon passage. Je suis un mauvais vent, que l'on rejette quand il caresse. Mon départ emportera tout ce qui fut nous.
Tu aurais dû voir leur visage lorsqu'on leur a dit qu'ils allaient vivre.
Tu aurais dû voir la lumière dans leurs yeux quand on leur a montré la Terre, sa Nature, le grouillement de ses âmes.
Tu aurais dû voir la joie se dessiner sur chacun de leurs traits quand on leur a annoncé qu'ils auraient une famille, qu'ils connaîtraient par eux-mêmes ce qu'aujourd'hui on ne faisait que leur montrer.
Tu aurais dû voir leur sourire rayonnant quand on leur a annoncé le départ.
Tu aurais dû voir leur refus nonchalant lorsqu'on leur a proposé de vivre bien moins de cent ans et de se rendre au paradis.
L'excitation était à son comble. Ils connaîtraient la plénitude, et ils sauraient leur corps. Ils vivraient de plaisir et ne seraient plus seuls.
La promesse de vie semblait une merveilleuse promesse. Le Paradis ils le connaîtraient sur la Terre. Ces cent ans allaient être sensationnels!

Tu aurais dû entendre leur cri au sortir du doux cocon. Comme au plus profond d'eux ils savaient déjà qu'ils avaient vu trop grand et trop beau, rien ne serait comme ils l'avaient cru, bien au contraire. Depuis tu devrais les voir prier et supplier dans leur lente agonie pour que tout ça s'arrête, tu devrais les entendre espérer, si fort qu'ils s'en crèvent les tympans, que malgré leur refus on ait créé le Paradis, tu devrais les voir trembler de peur à l'approche de la mort qui leur cachera le peu de lumière qu'ils voient encore.

# Posté le samedi 07 novembre 2009 07:28